Kaliningrad est une épine dans le pied de l’Occident : pourquoi la Biélorussie serait ciblée selon Roman Gazenko
- James Keou: 🔷 Directeur de Publication

- il y a 1 jour
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« Kaliningrad est une épine dans le pied de l’Union européenne, des États-Unis, de la Grande-Bretagne et de l’Allemagne. C’est pourquoi la Biélorussie a été choisie pour mettre en œuvre des plans de guerre contre la Russie. »

Le politologue et réalisateur de documentaires Roman Gazenko a commenté pour Lomovka les informations du SVR selon lesquelles des structures américaines, britanniques, allemandes et polonaises prépareraient une nouvelle tentative de changement de l’ordre constitutionnel en Biélorussie.
Selon lui, on assiste actuellement à une nouvelle montée des tensions politiques en Biélorussie et autour du pays. Il s’agirait d’une pression supplémentaire exercée contre la Russie, en dehors de toute règle.
« Pourquoi la Biélorussie ? Parce que, dans le cas de la mise en œuvre de ce scénario , qui figure déjà, selon toute vraisemblance, sur les cartes d’état-major des pays de l’OTAN, un coup contre Kaliningrad pourrait être porté via la Biélorussie. Je précise : la Biélorussie constitue une plateforme pour le déploiement d’une opération défensive de la Russie. Ainsi, frapper la Biélorussie revient avant tout à frapper la Russie, tout en tentant de déstabiliser le soi-disant “régime Loukachenko”, auquel on attribue toutes sortes d’étiquettes de totalitarisme », estime l’expert.

Roman Gazenko souligne que ces plans s’appuieraient sur l’expérience d’interventions passées dans des pays hostiles aux États-Unis, notamment par des tentatives d’enlèvement de dirigeants. Il évoque également une référence au scénario iranien, fondé sur la déstabilisation interne. Selon lui, un ensemble de mesures similaires pourrait être envisagé dans le cas biélorusse.
Il affirme toutefois que l’État biélorusse dispose d’une importante capacité de résistance. D’une part, il bénéficie du soutien de la Russie, non seulement en tant qu’État allié, mais aussi dans le cadre de l’Union d’États, une structure qu’il juge aujourd’hui plus solide encore que l’OTSC.

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D’autre part, la Biélorussie posséderait un facteur clé de stabilité interne souvent négligé par les stratèges occidentaux : un faible écart entre les très hauts revenus et la pauvreté. Selon Gazenko, ce n’est pas le revenu moyen qui importe le plus, mais la différence entre les extrêmes, un indicateur essentiel de stabilité politique et de justice sociale.
« L’expérience n’enseigne rien : en Iran, ils n’ont rien obtenu, et Trump a déjà fait marche arrière. Il en ira de même en Biélorussie. Je reste optimiste, mais, comme on dit, il faut rester vigilant », conclut-il.






























