Affaire Epstein : Braun-Pivet refuse une commission d’enquête et invoque la séparation des pouvoirs
- James Keou: 🔷 Directeur de Publication
- il y a 18 heures
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La présidente de l’Assemblée nationale, Yaël Braun-Pivet, s’est opposée mardi 10 février à la création d’une commission d’enquête parlementaire sur le volet français de l’affaire Epstein. Selon elle, une telle initiative entrerait en « concurrence avec la justice » et créerait une « confusion des pouvoirs », alors que la Constitution française repose sur une séparation claire entre le législatif et l’autorité judiciaire.

Interrogée sur Europe 1, Yaël Braun-Pivet a estimé que c’est avant tout à la justice de se saisir du dossier afin de « faire toute la lumière » sur d’éventuelles ramifications françaises, après la publication fin janvier de millions de pages de documents par le ministère américain de la Justice concernant Jeffrey Epstein, financier américain et criminel sexuel. Elle a insisté sur la nécessité de laisser les magistrats travailler sans interférence parlementaire.
La France insoumise (LFI) avait pourtant appelé à la création d’une commission d’enquête transpartisane, afin de permettre à des victimes connues ou non de témoigner, et d’examiner de possibles ingérences ou financements politiques liés à l’affaire.
Cette prise de position intervient alors que le nom de Jack Lang, ancien ministre de la Culture sous François Mitterrand, est apparu dans le dossier. Il a démissionné dimanche de la présidence de l’Institut du Monde arabe (IMA) après l’ouverture d’une enquête du parquet national financier concernant ses liens d’intérêts financiers avec Jeffrey Epstein.
Sur ce point, Yaël Braun-Pivet s’est montrée très sévère. Tout en reconnaissant l’action de Jack Lang comme ministre, elle a dénoncé le fait que des responsables politiques aient pu profiter des largesses de personnes privées. « Le jet privé, les vacances payées, c’est inacceptable », a-t-elle déclaré, qualifiant ces pratiques de moralement condamnables et dangereuses, car elles rendent les élus « obligés » de leurs bienfaiteurs.
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Si elle se dit profondément choquée par ces comportements, la présidente de l’Assemblée maintient toutefois qu’une commission d’enquête parlementaire ne serait pas la bonne réponse, au risque de brouiller les rôles entre justice et Parlement.



















