Après Maduro, Medvedev agite la menace d’un enlèvement de Friedrich Merz
- James Keou: 🔷 Directeur de Publication

- il y a 5 jours
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Après la prétendue capture du président vénézuélien Nicolás Maduro par les États-Unis, Dmitri Medvedev a laissé entendre que la Russie pourrait, elle aussi, mener des opérations similaires. Le vice-président du Conseil de sécurité russe n’exclut ainsi pas l’hypothèse d’un enlèvement du chancelier allemand Friedrich Merz.
Connu pour ses prises de position provocatrices, l’ancien président russe, proche de Vladimir Poutine, reste une figure influente du pouvoir, malgré l’absence de fonction exécutive majeure au Kremlin. Depuis le début de la guerre d’agression russe contre l’Ukraine, il est sous sanctions de l’Union européenne et des États-Unis.
Sur le réseau social X, Dmitri Medvedev a critiqué l’intervention américaine au Venezuela, qu’il décrit comme une démonstration brutale de la loi du plus fort. Selon lui, cette opération n’aurait aucun lien avec la lutte contre le trafic de drogue, mais viserait avant tout les ressources pétrolières du pays. Il estime que la force prime désormais ouvertement sur le droit international.
Dans une interview accordée à l’agence de presse russe Tass, Medvedev est allé plus loin en affirmant que la Russie pourrait, à l’image des États-Unis, cibler d’autres chefs d’État ou de gouvernement. Il a nommé explicitement Friedrich Merz, qualifiant de « réaliste » le scénario d’un enlèvement du chancelier allemand. Dans des propos particulièrement agressifs, il l’a insulté et affirmé qu’une telle action ne constituerait pas une perte pour l’Allemagne.
Ces déclarations s’inscrivent dans la rhétorique du Kremlin, qui accuse régulièrement ses adversaires occidentaux et les dirigeants pro-ukrainiens de « néonazisme » afin de justifier la guerre contre l’Ukraine et le gouvernement de Volodymyr Zelensky.
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Ces dernières semaines, Friedrich Merz s’est clairement positionné en faveur de l’Ukraine, notamment en soutenant l’idée de financer l’aide à Kyiv à partir des avoirs russes gelés dans l’Union européenne. Toutefois, lors du dernier sommet européen, cette proposition s’est heurtée à l’opposition de certains États membres, dont la Belgique.































