RDC–Israël : Tshisekedi et Netanyahu renforcent leur coopération sécuritaire et économique
- Par : James Keou

- il y a 1 jour
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Le rapprochement entre Kinshasa et Tel-Aviv franchit une nouvelle étape. Le président de la République démocratique du Congo, Félix Tshisekedi, a été reçu le 1er septembre 2026 à Jérusalem par le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, confirmant l'accélération d'un partenariat engagé depuis plusieurs années entre les deux pays.
Sécurité, agriculture, technologies : un partenariat tous azimuts

Selon la présidence congolaise, les échanges entre les deux dirigeants ont porté sur un large éventail de secteurs stratégiques : sécurité, défense, agriculture, infrastructures, énergie et hautes technologies. Kinshasa et Tel-Aviv sont convenus de renforcer leurs relations économiques et sécuritaires, Benjamin Netanyahu saluant à cette occasion une « grande amitié » entre les deux pays, qu'il a dit vouloir approfondir davantage.
Cette visite s'inscrit dans une dynamique diplomatique engagée depuis 2021, marquée par plusieurs jalons, dont une rencontre en marge du Forum économique de Davos en janvier 2025, puis la visite historique du président israélien Isaac Herzog à Kinshasa en novembre 2025. Avant ses entretiens officiels à Jérusalem, Félix Tshisekedi s'est également rendu au mémorial de Yad Vashem pour y rendre hommage aux victimes de la Shoah.
Ce resserrement des liens intervient alors que la RDC reste confrontée à une situation sécuritaire particulièrement tendue dans l'est du pays, où Kinshasa cherche à diversifier ses partenariats internationaux en matière de défense, de formation et de technologies. À ce stade cependant, aucun détail public ne fait état d'un nouvel accord militaire précis, de livraisons d'armes ou du déploiement de conseillers israéliens sur le terrain.
Le corridor de Lobito et les minerais congolais au cœur des discussions économiques
Le volet économique occupe une place tout aussi importante dans ce rapprochement. Avant son déplacement, la présidence congolaise avait indiqué que Félix Tshisekedi comptait examiner les opportunités d'investissements israéliens dans le cadre du corridor de Lobito, cette infrastructure stratégique destinée à faciliter l'exportation des minerais de la région cuprifère congolaise vers l'Atlantique un projet qui a récemment franchi une étape concrète avec la signature d'un accord ferroviaire d'environ 1,26 milliard de dollars entre la RDC et le groupe Mota-Engil.
Kinshasa avait déjà appelé les entreprises israéliennes à investir davantage dans l'économie congolaise, notamment dans les secteurs minier, énergétique, agricole, éducatif et sanitaire. Il est donc exact de parler d'une volonté affichée d'accroître les investissements israéliens en RDC, y compris dans les mines. En revanche, aucune source disponible ne permet à ce jour d'affirmer qu'un accord signé cette semaine prévoirait spécifiquement l'arrivée de nouveaux groupes miniers israéliens sur le sol congolais.
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Un partenariat élargi avec le président Herzog
Félix Tshisekedi a par ailleurs rencontré le président israélien Isaac Herzog. Les deux chefs d'État ont affiché leur volonté de construire un partenariat plus large, englobant la sécurité, l'agriculture, la gestion de l'eau, la santé, l'innovation, la formation et les investissements confirmant l'ambition congolaise de faire de cette relation bilatérale un axe durable de sa diplomatie économique.

























