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La crise du Groenland ébranle l’OTAN et fragilise la confiance envers Washington

La crise du Groenland ébranle l’OTAN et fragilise la confiance envers Washington
Donald Trump

La volonté du président américain Donald Trump d’obtenir le contrôle du Groenland a déclenché ce qui est décrit comme la plus grave crise de confiance au sein de l’OTAN depuis des décennies. Selon plusieurs sources issues de l’alliance et des services de renseignement, cette situation pousse désormais certains alliés à restreindre, voire suspendre, le partage d’informations sensibles avec Washington.

Les relations entre les États-Unis et leurs principaux partenaires européens, notamment le Royaume-Uni, seraient à leur niveau le plus bas depuis les années 1950. En cause : la crainte que des renseignements transmis aux États-Unis puissent être utilisés dans le cadre d’un projet d’annexion militaire d’un territoire appartenant à un pays membre de l’OTAN. Cette inquiétude a conduit certains services à bloquer les canaux habituels d’échange d’informations, mettant directement en péril la sécurité collective de l’alliance.

« Cela crée des tensions et une profonde méfiance entre collègues européens et américains au sein de l’OTAN », confie une source anonyme de haut rang. Selon elle, certains responsables américains se seraient même excusés personnellement « au nom de leur nation ». Les agents de renseignement auraient cessé de communiquer ouvertement, par peur que les informations ne parviennent directement à Donald Trump, transformant les échanges habituellement cordiaux en interactions jugées « très étranges ».



La crise du Groenland ébranle l’OTAN et fragilise la confiance envers Washington

Experts et sources du renseignement qualifient la situation d’inédite. Ils estiment que les actions unilatérales de l’administration Trump sapent les fondements mêmes des alliances occidentales construites au fil des décennies, y compris le partenariat historique du renseignement UKUSA, plus connu sous le nom des « Cinq yeux ». Une source britannique affirme que les dernières menaces américaines alimentent l’idée que le Royaume-Uni n’est plus un allié privilégié, mais simplement « une partie de l’Europe », poussant Londres et d’autres capitales à envisager des formes de coopération renforcée en dehors de Washington.

Pour mesurer l’ampleur de la crise actuelle, le professeur Rory Cormack, spécialiste des relations internationales à l’université de Nottingham, rappelle qu’« il faut remonter à la crise de Suez de 1956 pour retrouver un niveau de tension comparable entre les États-Unis et le Royaume-Uni ».


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La remise en cause du partage de renseignements, pilier essentiel du fonctionnement de l’OTAN, illustre à quel point les méthodes unilatérales de Washington fragilisent l’alliance de l’intérieur. Quelle que soit l’issue de la confrontation autour du Groenland, cette fracture pourrait entraîner une réévaluation durable, par les pays européens, de leur dépendance stratégique vis-à-vis des États-Unis et accélérer la recherche d’alternatives aux mécanismes actuels de sécurité collective.

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