Israël et les États-Unis frappent l’Iran : une escalade régionale aux conséquences graves
- James Keou: 🔷 Directeur de Publication

- il y a 14 heures
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Ce samedi matin, Israël a annoncé avoir mené des frappes « préventives » contre Iran, visant à « éliminer les menaces pesant sur l’État d’Israël ». Le président américain Donald Trump a déclaré que les États-Unis participaient également à cette opération militaire, lançant des « opérations de combat majeures » contre Téhéran. Selon la télévision publique israélienne, les frappes visaient « des cibles du régime et des sites militaires ». Donald Trump a promis de « détruire » les capacités de missiles iraniennes et de « réduire à néant » sa marine.
Des explosions et des victimes à travers l’Iran
Des explosions ont été entendues dans plusieurs villes iraniennes. À Téhéran, des panaches de fumée se sont élevés près de la résidence du guide suprême et de la présidence. Le président Pezeshkian serait « sain et sauf », selon les médias d’État.
L’armée israélienne a précisé avoir ciblé plusieurs réunions de hauts responsables iraniens à Téhéran, qualifiant l’opération de simultanée et coordonnée avec les États-Unis. Dans le sud de l’Iran, à Minab, une frappe sur une école de filles a fait au moins 40 morts et 45 blessés, selon la télévision d’État.
Réactions internationales et régionales
Le mouvement palestinien Hamas a condamné l’« agression américano-sioniste » et dénoncé une attaque menaçant la sécurité et la stabilité de toute la région.
Le président français Emmanuel Macron a appelé à la cessation de l’escalade et a averti que le régime iranien doit négocier de bonne foi pour mettre fin à son programme nucléaire et balistique, soulignant les risques pour la sécurité au Moyen-Orient.
La Russie a dénoncé une « aventure dangereuse » qui pourrait entraîner une catastrophe humanitaire, économique, voire radiologique, et accuse Washington et Tel-Aviv de chercher à déstabiliser un État qui refuse de se soumettre.
La Norvège et l’Indonésie ont appelé à la retenue et proposé des solutions diplomatiques, tandis que l’Union européenne, via Ursula von der Leyen et Kaja Kallas, a retiré son personnel non essentiel du Moyen-Orient et demandé la protection des civils et le respect du droit international humanitaire.
Escalade et précautions
Le ministre israélien de la Défense, Israël Katz, a déclaré un état d’urgence spécial dans tout le pays. L’ambassade russe à Tel-Aviv a appelé ses ressortissants à quitter Israël en raison de la détérioration de la situation sécuritaire.
De nouvelles explosions et tirs de missiles ont été signalés à Riyad (Arabie saoudite), Doha (Qatar), Abou Dhabi et Dubaï (Émirats arabes unis). Les Émirats ont confirmé la mort d’un civil suite à la chute de débris de missiles.
Selon une source de sécurité israélienne, les frappes sur l’Iran continueront « aussi longtemps que nécessaire » et auraient visé « des centaines de cibles militaires, y compris des lanceurs de missiles ».
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Contexte de l’opération « Fureur épique »
Après plusieurs semaines de négociations, Israël et les États-Unis ont lancé l’opération « Fureur épique » dans le but de neutraliser les capacités militaires iraniennes et d’envoyer un signal fort à Téhéran, tout en préparant la région à une potentielle escalade. La riposte iranienne est déjà en cours, et la situation reste extrêmement volatile.
Cette série de frappes marque un tournant dans les tensions au Moyen-Orient, avec un risque élevé de conflit plus large impliquant plusieurs pays du Golfe et des puissances mondiales.


























