Négociations USA–Iran en Suisse : Liban, détroit d'Ormuz et nucléaire au menu du premier tour
- Par : James Keou

- il y a 12 heures
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Le premier cycle de pourparlers entre Washington et Téhéran s'est ouvert ce week-end dans la station alpine de Bürgenstock, au bord du lac des Quatre-Cantons, en Suisse. Trois dossiers ont dominé cette première journée : le maintien du cessez-le-feu au Liban, la réouverture durable du détroit d'Ormuz et les différents volets d'un futur accord nucléaire.

Des discussions « quasi ininterrompues »
Les échanges ont débuté dimanche matin et se sont prolongés tout au long de la journée, sous des formats variés, avec l'attente qu'ils se poursuivent tard dans la nuit. Les négociations s'inscrivent dans la mise en œuvre du mémorandum d'accord en quatorze points conclu la semaine précédente, censé acter la fin des hostilités.
Aux côtés des délégations américaine et iranienne, deux médiateurs jouent les facilitateurs : le Pakistan et le Qatar. Leur rôle serait précisément d'aider les deux camps à franchir les désaccords et à aplanir les difficultés.
Le Liban, dossier le plus sensible
Le point le plus délicat reste le Liban. Les parties auraient travaillé sur des « mécanismes de prévention des conflits » et sur les modalités concrètes du respect de la trêve, alors que les frappes israéliennes visant le Hezbollah se sont poursuivies ces derniers jours dans le sud du pays. C'est précisément ce front qui menace de faire dérailler l'ensemble de l'édifice.
Sur le détroit d'Ormuz, voie stratégique par laquelle transite une part majeure du pétrole et du gaz mondial, la diplomatie américaine, indiqué la volonté de garantir une circulation pleinement ouverte, et fait état de « bons progrès ». Une formulation à prendre avec prudence : la veille encore, Téhéran avait annoncé son intention de fermer le détroit, accusant Washington de ne pas avoir su contenir les opérations israéliennes au Liban, une déclaration que le commandement militaire américain a relativisée, affirmant ne constater aucun mouvement allant en ce sens.

Un optimisme à tempérer
Côté américain, le ton se veut résolument positif. Les quatre parties seraient satisfaites du déroulement de cette première journée et y voit les fondations d'un futur climat de confiance. Les discussions au niveau politique devaient s'achever lundi, les groupes techniques étant ensuite appelés à rester en Suisse pour poursuivre le travail.
selon une source iranienne, le processus aurait connu un accroc temporaire sans s'effondrer sur fond de déclarations musclées de Donald Trump pendant les pourparlers. La menace iranienne sur Ormuz, elle, ressemble fort à un levier de négociation destiné à arracher un cessez-le-feu total au Liban.
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Ce qu'il faut retenir
Première rencontre depuis la signature du mémorandum, ce tour de table relève encore largement de l'instauration de la confiance. Les sujets les plus explosifs application du cessez-le-feu libanais, garanties autour d'Ormuz, calendrier nucléaire, restent ouverts. Entre l'optimisme affiché à Bürgenstock et la pression maintenue par Téhéran, l'équilibre demeure fragile.

























