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Ukraine : Kiev et Washington exploreraient un « gel » de la guerre le long de la ligne de front

Ukraine : Kiev et Washington exploreraient un « gel » de la guerre le long de la ligne de front

Et si le conflit le plus meurtrier qu'ait connu l'Europe depuis 1945 s'orientait vers une pause négociée ? Des discussions quotidiennes se tiennent entre Kiev et l'équipe du président américain Donald Trump autour d'un possible cessez-le-feu. En coulisses, des contacts informels auraient également repris avec Moscou.


Un cessez-le-feu envisagé en deux temps

L'élan diplomatique se serait ravivé dans la foulée du sommet du G7, organisé cette année à Évian. L'une des pistes sur la table : un cessez-le-feu en deux étapes. Il s'agirait d'abord de geler les combats dans une bande de terrain de part et d'autre de la ligne de front une zone tampon évoquée autour de 50 à 70 kilomètres, avant d'ouvrir la voie à un accord plus large.

L'idée d'un gel du conflit sur les positions actuelles n'est pas neuve : Kiev l'a déjà mise en avant ces derniers mois. Mais elle se heurte toujours aux exigences territoriales russes, notamment dans le Donbass, qui ont fait échouer les précédentes tentatives.


Ukraine : Kiev et Washington exploreraient un « gel » de la guerre le long de la ligne de front

L'éternelle incertitude Trump

Côté européen, plusieurs dirigeants seraient repartis du G7 avec un « optimisme prudent », espérant voir Washington réaffirmer son engagement aux côtés de l'Ukraine. Une espérance que The Economist invite à manier avec précaution : le président américain a, à plusieurs reprises, fait varier sa ligne sur le dossier ukrainien, donnant par moments le sentiment de vouloir se désengager du conflit.

Cette versatilité est devenue, en soi, un paramètre des négociations. Les partenaires européens de Kiev ont appris à ne pas tenir pour acquis le soutien américain, même lorsque le ton se réchauffe.


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Le calcul du temps, côté russe

Reste la question centrale : Moscou a-t-il intérêt à signer ? Selon un haut responsable ukrainien cité par l'hebdomadaire, la Russie n'aurait guère de raisons de bouger avant l'automne. À l'approche des élections américaines de mi-mandat, le Kremlin pourrait être tenté de peser sur le calendrier politique de Donald Trump et de monnayer un éventuel geste contre des contreparties.


L'analyse la plus probable, est que Moscou cherche surtout à gagner du temps jusqu'au printemps prochain. L'objectif : poursuivre une campagne de frappes de missiles et de drones contre les infrastructures énergétiques ukrainiennes, dans l'espoir d'arracher des concessions par l'épuisement plutôt que par la table des négociations.



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Ce qu'il faut retenir

À ce stade, rien n'est signé. Les contacts décrits relèvent de la diplomatie informelle, et l'histoire récente des trêves de Pâques et du 9 mai aux pourparlers de Genève a montré combien ces fenêtres peuvent se refermer aussi vite qu'elles s'ouvrent. Un cessez-le-feu sur la ligne de front reste une hypothèse de travail, pas un accord. La prudence, donc, demeure de mise.

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