Mijanou Bardot brise le silence après la mort de Brigitte : “Je n’aimais pas être vue comme sa sœur”
- Soline 🔸 Rédactrice 🔸

- il y a 12 heures
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Un mois après la disparition de Brigitte Bardot, sa petite sœur Mijanou Bardot accepte enfin de s’exprimer publiquement. Longtemps restée à l’écart des projecteurs, Mijanou, qui a toujours choisi de vivre dans l’ombre de la légende de sa sœur, se confie en exclusivité à nos confrère Gala pour la première fois depuis le décès de l’icône. Née Marie-Jane, elle deviendra Mijanou sous l’impulsion tendre de sa mère, qui voulait alléger le prénom jugé trop lourd pour un nouveau-né. Ce nom, unique, est devenu pour elle un symbole : « J’étais la seule à m’appeler ainsi… malheureusement, aujourd’hui, je vois qu’il est partout », sourit-elle.
Depuis plus de cinquante ans, Mijanou Bardot mène une existence discrète et fantasque, entre Paris et Hollywood, construisant sa vie à l’écart des caméras tout en gardant un lien fort avec l’univers artistique. Elle s’est mariée et a adopté le nom de famille Bauchau, mais jamais elle n’a renié ses racines. Malgré la notoriété écrasante de Brigitte, elle a toujours cherché à exister par elle-même, à construire une identité propre. « Je profitais de cette ambiance formidable, mais je n’aimais pas être vue comme ‘la sœur de Brigitte Bardot’. Ça me cassait les pieds. En revanche, m’assumer en tant que Mijanou Bardot ne me gênait pas », confie-t-elle. Ce choix de discrétion a façonné une personnalité indépendante, sensible et créative, qui a su naviguer entre la lumière des projecteurs et la liberté d’une vie privée préservée.

Les deux sœurs ont toujours été extrêmement proches. Dans leur jeunesse, elles étaient inséparables et partageaient tout, malgré la future carrière de Brigitte qui la propulserait au rang de mythe avec Et Dieu créa la femme. Mijanou se souvient des éclats de rire, des jeux et des confidences d’avant la gloire, mais aussi de l’intensité de la vie de Brigitte : les tournages, les fans, les paparazzis et la notoriété écrasante qui accompagnait chaque apparition. Mijanou a choisi de vivre à l’écart de cette agitation, tout en observant et en soutenant sa sœur de près.
Aujourd’hui, la perte de Brigitte laisse un vide immense. Vivant en Californie, Mijanou a appris la nouvelle « en pleine nuit » par un appel de sa fille Camille, installée en Italie. Dans sa tristesse, elle ressent néanmoins une forme d’apaisement, imaginant Brigitte « dans la lumière », entourée de ses animaux, de la Vierge Marie qu’elle appelait affectueusement sa « Petite Vierge », et de François d’Assise, le saint protecteur des oiseaux. Pour Mijanou, cette vision est réconfortante : « Il m’était impossible de l’imaginer seule dans l’obscurité du néant », confie-t-elle.
Elle évoque avec émotion les derniers jours de sa sœur, ponctués de repos et de calme. Brigitte, selon Mijanou, avait trouvé une forme de sérénité, loin du tumulte médiatique qui avait marqué sa vie. Les derniers échanges entre elles restent gravés dans sa mémoire : un moment de complicité et de tendresse, marqué par les larmes de Brigitte après la perte d’une de ses chiennes adorées. Mijanou guette déjà des signes de la présence de sa sœur, convaincue que Brigitte continue de veiller sur elle d’une manière ou d’une autre.
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Au-delà de la tristesse, Mijanou partage un regard lucide sur l’héritage de sa sœur et sur sa propre place dans l’histoire : elle n’a jamais cherché la gloire, mais elle a su incarner sa liberté et sa singularité avec dignité. Entre souvenirs, confidences et réflexions sur la notoriété, Mijanou Bardot offre pour la première fois un portrait intime de celle qui restera pour toujours une icône du cinéma et de la France, vue à travers les yeux d’une sœur qui l’a aimée, protégée et comprise.






























