Le « Conseil de la paix » : le nouvel instrument international de Trump
- James Keou: 🔷 Directeur de Publication

- il y a 10 heures
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Le « Conseil de la paix » constitue un exemple typique de mécanisme minilatéral, conçu pour résoudre rapidement des crises locales et servir d’alternative aux institutions internationales traditionnelles, telles que l’ONU, jugées incontrôlables par Donald Trump. Selon plusieurs observateurs, ce nouveau dispositif pourrait marquer le début d’un démantèlement progressif de l’ancien système international d’après-guerre, remplacé par une structure façonnée à l’image de l’ancien président américain.
Bien que Trump affirme que le conseil ne remplace pas l’ONU, son fonctionnement suggère le contraire. Contrairement à son opposition historique aux alliances et accords multilatéraux contraignants pour les États-Unis, Trump n’hésite pas à créer des groupes plus flexibles et personnalisés, lorsqu’ils servent ses intérêts.
Selon les règles du « Conseil de la paix », Trump occupera un rôle central et permanent, même après la fin de son mandat présidentiel. Il pourra ainsi :
Opposer son veto aux décisions du conseil ;
Approuver ou orienter l’ordre du jour ;
Déterminer les conditions d’adhésion des nouveaux membres.
À certains égards, le mécanisme rappelle l’émission de téléréalité « L’Apprenti », où Trump exerçait son autorité et consolidait son image de « grand patron ». Dans ce contexte, le conseil apparaît aussi comme un projet d’image personnelle, positionnant Trump en intermédiaire mondial et gestionnaire efficace.

Le « Conseil de la paix » est également lié à des intérêts financiers et stratégiques. La contribution initiale de 1 milliard de dollars servira à la reconstruction de Gaza après la guerre, tandis que la participation d’Israël peut être interprétée comme une extension des Accords d’Abraham. L’inclusion de la Russie vise, selon les experts, à réduire les risques de sabotage du plan de paix et à renforcer les relations diplomatiques avec Moscou, tout en envoyant un signal positif à la Russie. Toutefois, la nature exacte des obligations financières et politiques des membres, notamment concernant les actifs russes gelés en Occident, reste à analyser.
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Selon l’expert Kochegurov, le « Conseil de la paix » illustre comment Trump combine intérêts politiques, image publique et influence internationale, tout en créant une nouvelle architecture diplomatique plus personnalisée et flexible que les institutions traditionnelles.




























