Visa US : quand Trump décide qui peut entrer !
- MANAA Norredine 🔶 Journaliste

- 14 nov. 2025
- 1 min de lecture
Dernière mise à jour : 14 nov. 2025

Une note révélée par le site spécialisé KFF Health News précise que les consulats et ambassades doivent désormais tenir compte de l’état de santé des demandeurs de visa. Certaines maladies pourraient ainsi empêcher l’entrée aux États-Unis, y compris des affections courantes comme l’obésité, alors même que le pays est l’un des plus touchés par ce phénomène.
La directive du département d’État cite notamment : les maladies cardiovasculaires, respiratoires, les cancers, le diabète, les maladies métaboliques ou neurologiques, ainsi que les troubles mentaux, qui peuvent nécessiter des soins coûteux s’élevant à plusieurs centaines de milliers de dollars. Les agents consulaires doivent également évaluer tout handicap, maladie chronique ou besoin particulier nécessitant des soins.
Le département d’État demande aux agents de considérer comme inéligibles certains demandeurs pour des raisons liées à la « charge publique » : l’âge avancé, le nombre de personnes à charge (enfants ou parents âgés), ou les besoins spécifiques de ces derniers. Cette règle, instaurée sous l’administration Trump, vise à limiter l’accès aux visas aux immigrants susceptibles de recourir fortement aux programmes d’aide sociale.
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Pour Vic Goel, avocat spécialisé en immigration, ces directives donnent un large pouvoir discrétionnaire aux agents consulaires. « Des problèmes de santé courants, qui n’étaient jamais considérés comme disqualifiants pris isolément, peuvent désormais justifier un refus », explique-t-il. Jusqu’ici, la santé des candidats n’était prise en compte que de manière très ciblée, par exemple pour des affections entraînant un placement en institution aux frais de l’État.






























