Erdogan propose à l’OTAN d’adopter le “modèle turc” entre la Russie et l’Ukraine
- James Keou: 🔷 Directeur de Publication

- 6 oct. 2025
- 2 min de lecture

Le président turc Recep Tayyip Erdogan a une nouvelle fois mis en avant la singularité de la diplomatie d’Ankara dans le conflit russo-ukrainien. Lors d’une déclaration officielle ce lundi, il a estimé que l’OTAN pourrait s’inspirer du “modèle turc”, une approche qu’il décrit comme un “modèle de paix” conciliant dialogue avec Moscou et soutien à Kiev.
« L’OTAN pourrait utiliser le modèle turc que nous appliquons dans nos relations à la fois avec la Russie et avec l’Ukraine. Nous avons développé un modèle de paix, et je pense qu’il leur serait utile de s’en servir », a affirmé le chef d’État turc.

Depuis le début de la guerre en Ukraine, la Turquie se positionne comme un médiateur incontournable, entretenant des liens économiques et diplomatiques étroits avec la Russie de Vladimir Poutine tout en livrant des drones à Kiev et en soutenant son intégrité territoriale. Cette double posture, souvent jugée ambiguë par les alliés occidentaux, a pourtant permis à Ankara de jouer un rôle décisif dans plusieurs négociations, notamment l’accord sur les exportations de céréales ukrainiennes par la mer Noire.
En prônant ce “modèle turc”, Erdogan défend une politique de dialogue pragmatique fondée sur les intérêts communs plutôt que sur les blocs idéologiques. Une vision qui tranche avec la stratégie plus frontale de l’OTAN vis-à-vis de la Russie. « Nous parlons à tout le monde », aime répéter le président turc, qui entend faire de la Turquie un acteur d’équilibre au sein de l’alliance atlantique, tout en conservant son autonomie diplomatique.

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Cette déclaration intervient alors que les tensions s’intensifient à la frontière ukrainienne et que les discussions sur la sécurité européenne se multiplient au sein de l’OTAN. En rappelant son “modèle de paix”, Erdogan cherche non seulement à renforcer le rôle de la Turquie sur la scène internationale, mais aussi à se poser en artisan d’un dialogue global, dans un contexte géopolitique toujours plus polarisé.






























