"C’est aberrant de se dire que je vis protégé" : Arthur se confie sur sa sécurité face à la montée de l’antisémitisme
- Kiara Elhrach 🔸 Rédactrice 🔸

- 30 sept. 2025
- 2 min de lecture

En pleine promotion de son premier livre, J’ai perdu un Bédouin dans Paris, publié aux éditions Grasset ce mercredi 1er octobre, l’animateur Arthur s’est exprimé sur France Inter. À 59 ans, il revient sur le climat d’antisémitisme qui a bouleversé son quotidien depuis les attaques du Hamas en Israël, le 7 octobre 2023.
Une vie bouleversée depuis le 7-Octobre
De confession juive, Arthur a confié avoir été la cible d’une vague de messages haineux et antisémites sans précédent après les attaques du Hamas. Dès novembre 2023, il révélait que sa famille et lui vivaient sous haute protection, ses bureaux étant même équipés de vitres blindées.« On est en France, j’habite Paris et j’ai des agents qui protègent ma fille et moi-même parce que je suis juif », s’indignait-il alors, qualifiant la situation de « complètement lunaire ».

Une menace toujours présente
Invité à nouveau sur France Inter ce mardi 30 septembre, l’animateur a confirmé que rien n’avait changé près de deux ans après ces révélations :
« Ma vie a été bouleversée parce qu’aujourd’hui, je vis protégé. C’est aberrant de se dire que je suis protégé ! Mais c’est un privilège quelque part. »
Ses propos font écho aux statistiques du ministère de l’Intérieur, publiées en août 2025 : si les actes antisémites ont baissé de 27,5 % par rapport à 2024, leur nombre reste largement supérieur à celui d’avant l’offensive du Hamas. Entre janvier et juin 2025, 646 actes antisémites ont été recensés, soit +112,5 % par rapport à 2023.
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Un privilège qu’il assume
Arthur rappelle que, contrairement à lui, de nombreux juifs de France n’ont pas les moyens d’assurer leur sécurité :
« Moi, je pense au petit jeune de Sarcelles qui va se faire tabasser parce qu’il avait une kippa, ou à ce M. Cohen dévisagé hier encore parce que juif. Il n’a pas la chance d’être protégé comme moi je le suis. »
Un livre comme un cri d’alerte
Avec J’ai perdu un Bédouin, Arthur raconte le quotidien d’un Français de confession juive qui tente de mener une vie normale malgré un climat d’hostilité. Plus qu’un témoignage personnel, l’ouvrage se veut un appel à la solidarité envers une communauté qui vit dans la peur et le sentiment d’abandon.

























