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Ukraine : Zelensky affirme que la Russie prépare une vaste mobilisation militaire à l'automne

Dernière mise à jour : il y a 2 minutes

Ukraine : Zelensky affirme que la Russie prépare une vaste mobilisation militaire à l'automne

Alors que la guerre entre la Russie et l'Ukraine entre dans sa cinquième année, le président ukrainien Volodymyr Zelensky affirme disposer d'informations préoccupantes sur les intentions du Kremlin. Selon le chef de l'État ukrainien, les services de renseignement de Kiev ont identifié les préparatifs d'une nouvelle vague de mobilisation militaire de grande ampleur en Russie, qui pourrait être lancée dès l'automne prochain.

Cette déclaration intervient dans un contexte où les combats restent particulièrement intenses sur l'ensemble de la ligne de front, tandis que Moscou poursuit ses offensives et que l'Ukraine multiplie les frappes contre des infrastructures militaires situées en profondeur sur le territoire russe.


Zelensky évoque des « informations claires »

Dans son allocution quotidienne, Volodymyr Zelensky a assuré que les renseignements ukrainiens avaient transmis des informations précises concernant les projets de Moscou.

« Nous disposons d'informations claires venant des services de renseignements et indiquant que la Russie prépare pour l'automne une nouvelle vague de mobilisation, assez conséquente. »

Selon le président ukrainien, cette future mobilisation viserait à compenser les pertes importantes subies par les forces russes depuis plusieurs mois et à soutenir l'intensification des opérations militaires.

Des pertes importantes sur le front

Toujours selon Volodymyr Zelensky, la Russie perd actuellement davantage de soldats qu'elle n'en recrute.


« Actuellement, les Russes perdent plus de soldats sur le front qu'ils n'en recrutent, mais Vladimir Poutine a toujours l'intention d'augmenter le nombre d'attaques et d'étendre cette guerre. Il a besoin d'encore plus de Russes pour participer aux assauts. »

Ces déclarations reflètent l'analyse de Kiev, qui estime que le Kremlin cherche à maintenir la pression militaire malgré le coût humain élevé du conflit.

Les autorités russes, de leur côté, ne publient pas régulièrement de chiffres détaillés sur leurs pertes militaires et contestent souvent les estimations avancées par l'Ukraine et les pays occidentaux.


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Un appel à agir « à tous les niveaux »

Face à cette menace, Volodymyr Zelensky a appelé son pays à poursuivre ses efforts sur plusieurs fronts simultanément.

Le président ukrainien estime que la réponse doit être :

  • militaire, en poursuivant la défense des lignes de front ;

  • stratégique, avec la poursuite des frappes contre les infrastructures militaires et logistiques situées en Russie ;

  • diplomatique, en renforçant les échanges avec les partenaires internationaux favorables à une résolution du conflit.

Selon lui, il est indispensable de travailler avec tous les États qui souhaitent contribuer à un retour de la paix tout en continuant à soutenir l'Ukraine.


Kiev affirme avoir ralenti l'avancée russe

Ces derniers mois, les autorités ukrainiennes affirment être parvenues à ralentir les progrès des forces russes sur plusieurs secteurs du front.

Parallèlement, l'armée ukrainienne a intensifié ses frappes de longue portée contre des dépôts de munitions, des sites industriels liés à la défense, des infrastructures logistiques et des installations militaires situées à plusieurs centaines de kilomètres des lignes de combat.

L'objectif affiché est de réduire les capacités militaires russes et de compliquer l'approvisionnement des troupes engagées en Ukraine.

Le souvenir de la mobilisation de 2022

L'annonce de Volodymyr Zelensky rappelle la mobilisation partielle décrétée par Vladimir Poutine en septembre 2022.

À cette époque, près de 300 000 réservistes avaient été appelés sous les drapeaux afin de renforcer les effectifs de l'armée russe après plusieurs revers militaires, notamment dans la région de Kharkiv.

Cette décision avait provoqué une vague de départs sans précédent : des centaines de milliers de citoyens russes avaient quitté le pays pour éviter d'être mobilisés, rejoignant notamment la Géorgie, le Kazakhstan, l'Arménie ou encore la Finlande.

Cette mobilisation avait permis à Moscou de stabiliser plusieurs secteurs du front avant de reprendre progressivement l'initiative militaire.

Moscou privilégie désormais le recrutement volontaire

Depuis cette mobilisation, les autorités russes ont principalement misé sur le recrutement de soldats sous contrat, en proposant des salaires élevés, des primes d'engagement importantes ainsi que différents avantages sociaux.

Cette stratégie vise à renforcer les effectifs militaires tout en limitant le risque de mécontentement que pourrait provoquer une nouvelle mobilisation obligatoire à grande échelle.

Toutefois, si les informations avancées par Kiev se confirmaient, cela pourrait marquer un changement dans la stratégie de recrutement du Kremlin.


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Donetsk reste l'objectif principal

Malgré plus de quatre ans de guerre, la Russie n'a toujours pas pris le contrôle complet de la région de Donetsk, qui demeure l'un de ses principaux objectifs militaires.

Les combats continuent d'y être particulièrement violents, avec des affrontements quotidiens et une guerre d'usure qui entraîne de lourdes pertes des deux côtés.

Les lignes de front évoluent lentement, chaque avancée nécessitant d'importants moyens humains et matériels.

Une guerre qui reste loin d'être terminée

L'annonce de Volodymyr Zelensky intervient alors que les perspectives d'un règlement rapide du conflit restent limitées.

Si les services de renseignement ukrainiens estiment qu'une nouvelle mobilisation russe est en préparation, cette information n'a pas été confirmée officiellement par les autorités russes, qui continuent d'affirmer disposer d'effectifs suffisants grâce au recrutement sous contrat.

Dans ce contexte, Kiev considère néanmoins que la Russie prépare une nouvelle phase du conflit et appelle ses partenaires occidentaux à maintenir leur soutien militaire, financier et diplomatique afin de faire face à une guerre qui continue de remodeler l'équilibre sécuritaire en Europe.


Zelensky dément avec le sourire les accusations de consommation de cocaïne avec Emmanuel Macron

Lors d'une interview, le président ukrainien Volodymyr Zelensky a été interrogé sur une affirmation relayée par le journaliste américain Tucker Carlson, selon laquelle il aurait consommé de la cocaïne en compagnie du président français Emmanuel Macron.

Souriant, le chef de l'État ukrainien a fermement rejeté cette accusation : « Bien sûr que non. Bien sûr que non. » Il a ensuite critiqué Tucker Carlson, estimant que celui-ci relayait des allégations « très étranges ».


Cette question faisait référence à une photo et une vidéo largement diffusées sur les réseaux sociaux et reprises par certains médias russes, présentées comme une prétendue preuve de consommation de cocaïne. À ce jour, aucun élément crédible n'est venu étayer ces accusations, qui ont été catégoriquement démenties par Volodymyr Zelensky.



Zelensky : « Le projet de Poutine dépasse l'Ukraine et vise à restaurer l'influence de l'URSS »

Lors d'une interview, le président ukrainien Volodymyr Zelensky a estimé que les ambitions de Vladimir Poutine iraient bien au-delà du conflit en Ukraine. Selon lui, le Kremlin chercherait à reconstituer une sphère d'influence comparable à celle de l'ancienne Union soviétique, avec des conséquences majeures pour l'Europe et les États-Unis.


« L'idée la plus globale de Poutine est de tout ramener en arrière. L'Union soviétique, les anciennes républiques soviétiques… », a déclaré le chef de l'État ukrainien.

Volodymyr Zelensky a affirmé qu'une Russie retrouvant une puissance comparable à celle de l'URSS, associée à une Chine forte, représenterait un défi stratégique majeur pour les États-Unis.

Le président ukrainien a également soutenu que les intérêts américains en Europe, qu'ils soient économiques ou liés à la sécurité, seraient directement menacés par un tel scénario. Selon lui, les ambitions géopolitiques qu'il attribue au Kremlin doivent être prises en compte dans le débat sur l'équilibre des puissances à l'échelle mondiale.


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