top of page

Ukraine, Arménie, Kazakhstan : la Russie de Poutine confrontée à l’érosion de son influence dans l’ex-espace soviétique.

Ukraine, Arménie, Kazakhstan : la Russie de Poutine confrontée à l’érosion de son influence dans l’ex-espace soviétique.
Vladimir Poutine au Kremlin

Alors que la guerre en Ukraine se prolonge et que l’économie russe montre des signes de fragilité, un autre défi majeur se dessine pour le Kremlin : l’érosion de son influence dans l’espace post-soviétique. Longtemps considérée comme la puissance dominante de son « étranger proche » les anciennes républiques de l’URSS, la Russie voit plusieurs de ses voisins prendre progressivement leurs distances avec Moscou.


Dans une analyse publiée par le Wall Street Journal, Casey Michel, directeur du programme de lutte contre la kleptocratie à la Human Rights Foundation, estime que les ambitions géopolitiques de Vladimir Poutine ont subi un sérieux revers. Selon lui, la Russie ne serait plus la puissance incontournable qu’elle était autrefois dans son propre voisinage.


Plusieurs exemples illustrent cette évolution. En Moldavie, la région séparatiste de Transnistrie, soutenue par Moscou depuis des décennies, traverse une période économique difficile tandis que les aspirations à un rapprochement avec Chișinău gagnent du terrain. En Arménie, les autorités multiplient les initiatives en direction de l’Union européenne et cherchent à réduire leur dépendance stratégique envers la Russie. Au Kazakhstan et dans d’autres États d’Asie centrale, une relecture de l’histoire nationale remet en question l’héritage soviétique, parfois présenté comme une forme de domination coloniale.

Cette remise en cause est particulièrement visible chez les jeunes générations. Plusieurs chercheurs d’Asie centrale comparent désormais la soviétisation à une expérience coloniale, un discours qui aurait été difficilement envisageable il y a encore quelques années.


à lire aussi :


Dans ce contexte, le Bélarus apparaît comme l’un des rares alliés fidèles du Kremlin. Le régime d’Alexandre Loukachenko reste étroitement lié à Moscou sur les plans politique, économique et militaire.

Pour de nombreux observateurs, l’invasion de l’Ukraine a accéléré cette perte d’influence. En mobilisant une grande partie de ses ressources dans le conflit, la Russie aurait réduit sa capacité à peser sur les équilibres régionaux, laissant davantage d’espace aux initiatives occidentales, chinoises ou locales.

Rejoignez notre liste de diffusion

Faire un don symbolique

Aidez-nous à faire la différence. C’est grâce à votre soutien que nous pouvons rester neutres et objectifs dans notre travail.

Donation
10 €
20 €
30 €

© 2025 Bsean Media TV

  • Twitter
  • Facebook
  • Instagram
  • TikTok
  • Youtube

Recevez l'actualité mondiale dans votre messagerie et restez aux premières loges de l'info! Abonnez-vous à notre newsletter

bottom of page