L’Ukraine retire au russe son statut de langue protégée : une décision justifiée par la « sécurité linguistique »
- Par : James Keou

- 13 juin
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Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a signé, le 12 juin 2026, une loi mettant fin au statut de langue protégée dont bénéficiait le russe en Ukraine. Cette mesure supprime les garanties accordées à cette langue dans le cadre de la Charte européenne des langues régionales ou minoritaires, ratifiée par le pays.
Le président du Parlement ukrainien, Rouslan Stefantchouk, a présenté cette décision comme une étape importante pour la protection de l’espace linguistique ukrainien et le respect des engagements européens de l’Ukraine. Selon lui, « la langue d’un État agresseur » ne peut plus bénéficier de mécanismes destinés à protéger les langues minoritaires et les communautés nationales.
Cette réforme ne rend toutefois pas l’usage du russe illégal. Les citoyens restent libres de parler cette langue, mais l’État n’est désormais plus tenu d’assurer certains services publics en russe et pourra limiter son utilisation dans le système éducatif.
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Avant l’invasion russe de 2022, près d’un tiers de la population ukrainienne utilisait principalement le russe, notamment dans les régions de l’est et du sud du pays. Depuis le début de la guerre, plusieurs enquêtes montrent un recul de son usage, même si la situation linguistique demeure difficile à évaluer en raison de l’occupation d’une partie du territoire ukrainien.
La question du statut de la langue russe constitue depuis plusieurs années un sujet sensible en Ukraine. Elle avait notamment été mise en avant par les mouvements séparatistes soutenus par Moscou lors du conflit déclenché dans l’est du pays en 2014.

























