Scandale autour de Cash Investigation : la justice saisie
- Soline 🔸 Rédactrice 🔸

- il y a 18 heures
- 2 min de lecture

Un an après la diffusion d’une enquête marquante sur les violences dans le milieu périscolaire, l’émission Cash Investigation se retrouve au cœur d’une controverse judiciaire. Une plainte a été déposée contre plusieurs membres de l’équipe, dont la journaliste Élise Lucet, pour non-dénonciation de mauvais traitements.
Diffusé le 29 janvier 2025 sur France 2, le reportage en question mettait en lumière des cas graves de violences physiques, psychologiques et sexuelles au sein de structures périscolaires, impliquant des enfants âgés de 3 à 5 ans. Cette enquête, menée par la société de production Premières Lignes Télévision, avait suscité une vive émotion en révélant des faits préoccupants, présentés comme étant en augmentation à Paris et dans d’autres régions.
Cependant, selon des informations confirmées le 15 avril 2026 par l’Agence France-Presse, les parents d’un enfant victime présumée de viols dans une école maternelle ont engagé des poursuites judiciaires. La plainte vise notamment la production, mais aussi plusieurs figures clés de l’émission, dont Élise Lucet, la réalisatrice Claire Tesson, ainsi que les producteurs Luc Hermann et Paul Moreira. La journaliste Maria Ivanchysyn, à l’origine des images tournées en caméra cachée, est également concernée.
Au cœur de la plainte : la gestion des images recueillies lors de l’enquête. Selon les avocats des plaignants, des faits particulièrement graves auraient été filmés dès le printemps 2025 dans une école du 7ᵉ arrondissement de Paris. Ces images montreraient des violences physiques et psychologiques, des privations, ainsi qu’une agression sexuelle. Les représentants de la famille reprochent à l’équipe d’avoir conservé ces images pendant plusieurs mois environ neuf sans effectuer de signalement aux autorités compétentes.
Ils estiment que cette absence de transmission immédiate constitue un manquement grave, arguant qu’un signalement plus rapide aurait pu permettre de protéger les enfants concernés. Les avocats dénoncent également un choix éditorial consistant à réserver la révélation de ces faits à la diffusion télévisée, critiquant une forme de mise en scène de faits relevant selon eux d’une extrême gravité.
Face à ces accusations, l’équipe de Cash Investigation conteste fermement. Elle qualifie les faits avancés d’« inexacts et mensongers » et rappelle que, au moment du tournage, les autorités locales avaient déjà pris des mesures. Selon leur version, la mairie de Paris avait notamment suspendu un animateur suspecté de faits à caractère sexuel avant même la diffusion du reportage.
à lire aussi :
Cette affaire soulève des questions sensibles sur le rôle des journalistes d’investigation, notamment en matière de traitement d’informations impliquant des mineurs et des faits potentiellement criminels. Elle pourrait également avoir des répercussions sur les pratiques journalistiques en matière d’enquêtes en immersion et d’utilisation de caméras cachées.

























