Le Groenland appelle Londres à « oser avoir des principes » face aux menaces de Trump
- James Keou: 🔷 Directeur de Publication

- il y a 18 heures
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Le gouvernement britannique doit faire preuve de courage politique et soutenir le Groenland face aux menaces formulées par Donald Trump, a déclaré mardi à Londres Naa Annesen, ministre groenlandaise des Affaires commerciales et de l’Énergie, lors d’échanges avec des parlementaires britanniques.
S’exprimant après ces rencontres, la responsable groenlandaise a insisté sur la nécessité du dialogue :« Le dialogue est vraiment, vraiment ce qui est nécessaire à ce stade. Même si les problèmes dans ce monde sont complexes, cela ne devrait jamais être une raison pour éviter des discussions difficiles. Ces problèmes peuvent être résolus par le dialogue, et non par la violence et la force », a-t-elle affirmé.
Une pression croissante de Washington

Ces déclarations interviennent dans un contexte de tensions accrues avec la Maison Blanche, alors que Donald Trump intensifie ses propos sur une possible prise de contrôle du Groenland — territoire semi-autonome du Danemark, riche en ressources minières stratégiques. Le président américain affirme que le Groenland est essentiel à la sécurité des États-Unis face aux menaces de la Russie et de la Chine, allant jusqu’à évoquer une acquisition « de manière facile ou de manière difficile », y compris par la force militaire.
Une rhétorique jugée inacceptable par les autorités groenlandaises. « Nous nous sentons trahis », a déclaré Naa Annesen. « Ces propos sont insultants comme nous l’avons déjà dit à plusieurs reprises mais aussi déconcertants, car nous reconnaissons que le Groenland fait partie des intérêts nationaux des États-Unis. Cela ne justifie en rien ce type de menaces. »
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L’OTAN et le droit international en jeu
La visite de la ministre à Londres fait suite à un avertissement du Danemark, selon lequel toute agression américaine contre le Groenland affaiblirait gravement l’alliance militaire de l’OTAN. Copenhague comme Nuuk ont réaffirmé à plusieurs reprises que « le Groenland n’est pas à vendre ».
Interrogée sur le message qu’elle souhaite adresser aux responsables politiques britanniques et au Premier ministre Keir Starmer, Naa Annesen a été claire :« Insister sur le dialogue, malgré sa complexité, oser avoir des principes et croire au droit international. Je pense que nous serons tous jugés là-dessus dans les deux prochaines années. »
À travers cet appel, le Groenland cherche à mobiliser ses partenaires européens afin de contenir une escalade diplomatique et militaire qui pourrait profondément bouleverser les équilibres stratégiques de l’Atlantique Nord.






























