La FRANCE va-t-elle envoyer des troupes en Ukraine?
- James Keou: đ· Directeur de Publication

- 27 mars 2025
- 2 min de lecture
DerniĂšre mise Ă jour : 27 mars 2025

La question de l'envoi de troupes au sol en Ukraine agite les chancelleries europĂ©ennes et enflamme les dĂ©bats mĂ©diatiques. Hier, le prĂ©sident ukrainien Volodymyr Zelensky s'est rendu Ă Paris pour s'entretenir avec Emmanuel Macron. Au cĆur des discussions : la formation d'une "coalition des volontaires" pour garantir la sĂ©curitĂ© de l'Ukraine aprĂšs un Ă©ventuel accord de paix. Mais cette initiative portĂ©e par la France et le Royaume-Uni peine Ă rallier d'autres pays europĂ©ens.

Une initiative franco-britannique qui divise
Londres et Paris semblent dĂ©terminĂ©s Ă envisager un dĂ©ploiement militaire au sol, une perspective qui tranche avec la prudence affichĂ©e jusquâici par lâUnion europĂ©enne et lâOTAN. Le Royaume-Uni, toujours prompt Ă se positionner en leader sur les questions de dĂ©fense, se dit prĂȘt Ă engager des soldats pour assurer la stabilitĂ© post-conflit. La France, elle, adopte une posture similaire, insistant sur la nĂ©cessitĂ© dâun engagement concret pour garantir la paix.
Mais cette position reste largement isolĂ©e. De nombreux Ătats europĂ©ens hĂ©sitent Ă sâengager dans une telle entreprise. LâItalie et la Pologne affichent leur scepticisme, redoutant une escalade du conflit et un risque de confrontation directe avec la Russie. La Hongrie et la Slovaquie, connues pour leur position pro-russe ou non-interventionniste, refusent catĂ©goriquement dâenvisager un tel scĂ©nario.

L'Allemagne, arbitre du débat ?
Toute lâattention se tourne dĂ©sormais vers Berlin, oĂč un nouveau gouvernement est en cours de formation sous la direction de Friedrich Merz, chef de file des chrĂ©tiens-dĂ©mocrates. LâAllemagne, pilier Ă©conomique et politique de lâEurope, pourrait jouer un rĂŽle dĂ©cisif dans cette affaire. Mais pour lâinstant, aucune position claire nâa Ă©tĂ© arrĂȘtĂ©e. Historiquement prudente en matiĂšre dâintervention militaire, lâAllemagne pourrait prĂ©fĂ©rer une approche diplomatique et Ă©conomique plutĂŽt quâun engagement militaire direct.
Washington voit dâun mauvais Ćil lâinitiative europĂ©enne
De lâautre cĂŽtĂ© de lâAtlantique, cette initiative est perçue avec une certaine mĂ©fiance. Les Ătats-Unis craignent que lâintervention europĂ©enne ne vienne saper les efforts de nĂ©gociation en cours pour parvenir Ă un cessez-le-feu entre la Russie et lâUkraine. Washington, qui privilĂ©gie une solution diplomatique, redoute quâun dĂ©ploiement militaire europĂ©en nâaggrave la situation et ne complique encore davantage les discussions de paix.

Selon des sources diplomatiques amĂ©ricaines, lâadministration Biden exhorte les alliĂ©s europĂ©ens Ă maintenir une approche concertĂ©e et Ă Ă©viter toute action qui pourrait provoquer une rĂ©action disproportionnĂ©e de Moscou. Certains analystes estiment que cette divergence stratĂ©gique pourrait creuser un fossĂ© entre lâEurope et les Ătats-Unis quant Ă la gestion du conflit ukrainien.
Alors que les discussions sâintensifient, lâEurope se retrouve face Ă un dilemme stratĂ©gique : renforcer son soutien Ă lâUkraine tout en Ă©vitant une escalade incontrĂŽlable du conflit. La "coalition des volontaires" verra-t-elle le jour ? Ou lâinitiative franco-britannique restera-t-elle lettre morte ? Les prochains jours seront dĂ©cisifs pour lâavenir de lâengagement europĂ©en en Ukraine.
Vidéo associée : La France va-t-elle envoyer les troupes au sol en Ukraine ?

























