« Je suis en colère » : après le suicide de son fils victime de cyberharcèlement, une mère dénonce la censure de la loi sur les réseaux sociaux
- Par : James Keou

- il y a 9 heures
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Après la censure par le Conseil constitutionnel, le 14 août 2026, de la loi visant à interdire les réseaux sociaux aux moins de 15 ans, Emmanuelle Pouédras a exprimé sa profonde colère. Son fils Clément, âgé de 15 ans, s’est suicidé en septembre 2024 après plusieurs semaines de cyberharcèlement. Auprès de TF1, elle estime que cette décision constitue un recul dans la protection des adolescents face aux dangers des plateformes numériques.

La mère raconte que Clément recevait régulièrement des messages d’insultes sur internet. Selon elle, l’accès aux réseaux sociaux et l’exposition à certains contenus ont contribué à la dégradation de sa santé mentale. Elle affirme avec émotion que, si les réseaux sociaux avaient été interdits aux moins de 15 ans, son fils serait « toujours en vie ».
La loi, qui devait entrer en vigueur en septembre, a été censurée par les Sages, qui ont estimé que certaines dispositions portaient une atteinte disproportionnée à la liberté d’expression et de communication et ne garantissaient pas suffisamment le respect de la vie privée.
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Cette décision a bouleversé Emmanuelle Pouédras. « Quand c’est tombé, j’étais sans voix », confie-t-elle, avant de dénoncer ce qu’elle considère comme un retour en arrière. Tout en reconnaissant la décision du Conseil constitutionnel, elle estime que la protection des mineurs doit primer face aux risques auxquels ils sont exposés en ligne.
Face à la polémique, Emmanuel Macron a demandé au Premier ministre Sébastien Lecornu de travailler sur une nouvelle version du texte, juridiquement solide, avec l’objectif d’une adoption d’ici au printemps 2027.

























