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Iran et bateaux « kamikazes » : une menace maritime imbattable et croissante dans le détroit d’Ormuz.

Dernière mise à jour : il y a 7 heures

Iran et bateaux « kamikazes » : une menace maritime imbattable et croissante dans le détroit d’Ormuz.
l'armée navale iranienne dans le détroit d'ormuz

Le détroit d’Ormuz, passage stratégique entre le golfe Persique et le golfe d’Oman, est au cœur d’une crise géopolitique majeure. Cette voie maritime étroite, par laquelle transite environ 20 % du pétrole mondial et un cinquième du gaz liquéfié, est devenue un champ de confrontation direct depuis le début de l’escalade entre l’Iran, les États‑Unis et Israël fin février 2026.


Dans le cadre de l’escalade actuelle du conflit entre l’l’Iran, les États-Unis et Israël, l’un des aspects les plus préoccupants sur le plan international reste l’emploi de bateaux sans équipage armés d’explosifs, souvent désignés dans les médias comme des « bateaux kamikazes » ou navires poseurs de mines. Ces engins autonomes sont au cœur des tensions qui menacent désormais non seulement la sécurité régionale, mais aussi le fonctionnement normal des routes maritimes globales.


Depuis la fin de février, la République islamique d’Iran a annoncé qu’elle considérait le détroit comme fermé à la navigation internationale, menaçant d’engager des attaques contre tout navire tentant de le traverser. Cette décision, quoique non formellement reconnue comme « blocus légal », a eu pour effet d’effondrer le trafic maritime, qui a chuté drastiquement, certains groupes d’analyse évoquant une baisse de plus de 90 %.


Une technologie de plus en plus utilisée par Téhéran


Drones kamikazes en action
Drones kamikazes en action

Les forces iraniennes ont utilisé ces navires sans équipage chargés d’explosifs pour frapper des navires commerciaux et pétroliers dans le golfe d’Oman et autour du détroit d’Ormuz, marquant une nouvelle phase dans les opérations maritimes hostiles.Selon plusieurs sources contactées par Bsean Media TV, un de ces bateaux drones a récemment infligé des dommages à un pétrolier dans les eaux irakiennes, notamment en visant le navire MT Sonangol Namibe avec un engin contrôlé à distance.

Cette attaque est considérée comme la première frappe de guerre réussie de ce type depuis le début du conflit, soulignant la capacité de l’Iran à adapter des technologies maritimes peu coûteuses mais dévastatrices contre des cibles stratégiques en mer.


Mine‑laying et bateau poseur de mines : une menace supplémentaire


Iran et bateaux « kamikazes » : une menace maritime imbattable et croissante dans le détroit d’Ormuz.
Navigation dans le détroit d'ormuz

Outre les attaques directes, les navires sans équipage iraniens seraient également utilisés pour poser mines sous‑marines le long des routes de navigation du détroit d’Ormuz, une voie par laquelle près de 20 % du pétrole mondial transite quotidiennement. Le Pentagone et d’autres sources ont indiqué que Téhéran avait commencé à déployer ce type d’équipement dans le détroit, ce qui a poussé l’armée américaine à détruire 16 bateaux poseurs de mines iraniens près de ce passage stratégique.

Ces actions s’inscrivent dans une logique d’isolement et de pression économique, puisque bloquer ou interférer durablement avec le passage des navires pourrait couper l’acheminement énergétique de nombreux pays importateurs, entraînant des secousses majeures sur les marchés.



Dans ce contexte, plusieurs incidents sérieux ont marqué les derniers jours. Selon des données récentes recensées par Bsean Media TV, au moins 10 navires ont été attaqués ou visés par des projectiles ou des engins non identifiés depuis l’annonce de la fermeture, causant des incendies, des dommages matériels et l’évacuation d’équipages. Parmi eux, un cargo britannique a dû voir son équipage évacué après avoir été touché par un projectile mystérieux dans les eaux du détroit, rapportent les autorités maritimes britanniques.


Un détroit d’Ormuz presque fermé et la paralysie du trafic maritime


Iran et bateaux « kamikazes » : une menace maritime imbattable et croissante dans le détroit d’Ormuz.
sécurité dans le détroit d'ormuz par la marine iranienne


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Depuis le début des hostilités, le trafic commercial dans le détroit d’Ormuz a fortement ralenti, voire pour l’essentiel cessé dans certaines zones. Selon des sources maritimes, de nombreux navires ont été contraints de s’arrimer ou de modifier leurs itinéraires, les compagnies maritimes suspendant parfois les traversées face à des menaces directes ou à la hausse des risques d’assurance.

Les États‑Unis ont indiqué qu’ils n’étaient pas en mesure pour l’instant de fournir des escortes navales régulières pour protéger les navires commerciaux, en raison du risque élevé d’attaques par des drones maritimes ou des mines. Cette situation contribue à l’anxiété des opérateurs et à la perturbation globale du commerce maritime.



Alors que l’Iran met en avant ses propres menaces de défense, des rapports de renseignement occidental suggèrent que Téhéran pourrait également avoir déployé des mines navales et des embarcations armées pour renforcer sa capacité à interdire le passage.  Ce qui a déjà poussé les États‑Unis à réagir militairement : le Commandement central américain a annoncé avoir frappé et détruit plusieurs dizaines de petites embarcations iraniennes suspectées de poser des mines à l’entrée du détroit.



Iran et bateaux « kamikazes » : une menace maritime imbattable et croissante dans le détroit d’Ormuz
Donald Trump

La fermeture de cette artère commerciale, de même que les attaques en mer, ont ravivé les craintes sur les marchés mondiaux de l’énergie. Le président américain, Donald Trump, a publiquement averti l’Iran qu’il n’accepterait pas qu’un pays “bloque de facto l’approvisionnement mondial en pétrole” et a menacé de « conséquences militaires sévères » si les mines n’étaient pas retirées immédiatement.



Conséquences économiques globales si la crise perdure

Si le détroit continue d’être soumis à des menaces aussi directes, les implications pourraient être profondes. Une fermeture prolongée ou une perturbation durable des traversées du golfe perturberait gravement les flux de pétrole et de gaz naturel liquéfié, avec des répercussions sur les prix de l’énergie et l’économie mondiale. Des experts estiment que même quelques semaines de blocage ou d’interdiction de navigation pourraient faire grimper les prix du pétrole à des niveaux record, tout en amplifiant l’inflation dans de nombreuses économies dépendantes des importations d’énergie.


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Le rôle crucial des négociations et de la diplomatie

Face à ce risque d’une crise maritime majeure, beaucoup d’observateurs soulignent l’importance d’une désescalade diplomatique rapide entre l’Iran, les pays du Golfe et les puissances occidentales.


Iran et bateaux « kamikazes » : une menace maritime imbattable et croissante dans le détroit d’Ormuz.
Abbas Araghchi ,  ministre des Affaires étrangères de la République islamique d’Iran

Sans une reprise des discussions menant à une atténuation des hostilités, les bateaux kamikazes et les mines poseront une menace persistante, rendant le transit par le détroit d’Ormuz très complexe, voire impossible, pour les navires commerciaux avec des conséquences économiques globales sévères.

La communauté internationale s’inquiète de plus en plus de l’impact économique et sécuritaire de cette crise. La quasi‑paralysie du détroit d’Ormuz menace non seulement les prix des hydrocarbures, mais aussi l’acheminement des matières premières et des produits manufacturés dans une économie mondiale déjà fragile.


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