L'accolade entre Lamine Yamal et Lionel Messi : l'image d'un passage de témoin après le sacre de l'Espagne
- Par : James Keou

- 20 juil.
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20 juillet 2026 — Il y a des photos qui racontent un match mieux que n'importe quel résumé. Celle-ci en fait partie. Au coup de sifflet final de la finale de la Coupe du monde 2026, remportée par l'Espagne face à l'Argentine (1-0 après prolongation), Lamine Yamal s'est dirigé vers Lionel Messi pour le serrer dans ses bras. D'un côté, le maillot rouge de la Roja frappé du nom du prodige de 19 ans, tout juste sacré champion du monde. De l'autre, le visage marqué du capitaine argentin de 39 ans, qui venait probablement de disputer la dernière finale mondiale de son immense carrière.
Une finale à sens unique, un but de Ferran Torres
Sur la pelouse du MetLife Stadium, près de New York, l'Espagne a largement dominé les débats. L'Argentine, championne du monde en titre, n'a cadré son premier tir qu'en toute fin de prolongation, incapable de rééditer l'exploit de l'Italie (1934-1938) et du Brésil (1958-1962), seules nations à avoir conservé leur couronne mondiale.
C'est Ferran Torres qui a délivré la Roja à la 106e minute, au terme d'une action collective typique du jeu espagnol : une remontée de balle initiée par Lamine Yamal, relayée par Pedri, un centre au second poteau, une remise de Nico Williams et une frappe puissante du gauche qui a trompé Emiliano « Dibu » Martínez. L'Argentine, réduite à dix après l'expulsion d'Enzo Fernández, a jeté ses dernières forces dans la bataille dans les ultimes minutes, mais sans parvenir à égaliser.
Avec ce succès, l'Espagne décroche la deuxième étoile de son histoire, seize ans après le sacre de 2010, et réalise pour la deuxième fois le doublé Euro-Mondial, comme la génération dorée de 2008-2012.

Le maître et l'héritier
Mais au-delà du score, c'est bien cette étreinte entre Yamal et Messi qui restera comme l'image de la soirée. Le symbole est d'autant plus fort que l'histoire entre les deux hommes ne date pas d'hier : en 2007, un Messi de 20 ans avait donné le bain à un Lamine Yamal âgé de quelques semaines, lors d'une séance photo caritative organisée à Barcelone. Vingt ans plus tard, le bébé de la photo soulevait le trophée que son idole n'a pas pu conserver.
Les deux joueurs, formés à La Masia du FC Barcelone, incarnaient hier soir un duel générationnel inédit : jamais dans l'histoire des finales de Coupe du monde deux titulaires n'avaient été séparés par plus de vingt ans d'écart. Et sur le terrain, c'est bien le plus jeune qui a pris le dessus. Étincelant, Yamal a été le joueur offensif le plus dangereux de la finale, tandis que Messi, bien muselé par la défense espagnole, n'a pu sonner la révolte qu'en toute fin de match.
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À 19 ans, Lamine Yamal devient le premier adolescent de l'histoire à remporter à la fois l'Euro et la Coupe du monde. Messi lui-même l'avait désigné il y a quelques mois comme le meilleur représentant de la nouvelle génération. Hier soir, dans cette accolade pleine de respect entre le crack déchu et son héritier triomphant, le football a semblé se transmettre son propre flambeau.
La boucle est bouclée. Le roi n'a pas conservé sa couronne, mais il a pu embrasser celui qui la portera désormais.

























